Sommaire - Informations sur le télétravail - Réseau de télétravailleurs




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Tout d'abord, les services aux entreprises font appel à des ressources
mobilisables temporairement. D'où un marché local ou régional, régi
par des standards de vie sociale et professionnelles, soumis lui-même
aux régulations de l'offre et de la demande : le travailleur indépendant
concurrent du salarié reste sur un marché de proximité. En matière de
mobilité, les standards de vie sociale et professionnelle sont à ce point
importants qu'ils restreignent aussi la "fuite des cerveaux" pour les
professions les plus qualifiées. D'où la difficulté de faire revenir dans
leur pays d'origine certains étudiants devenus médecins ou ingénieurs.
Ils se sont habitués à des façons de vivre et de travailler devenues in-
compatibles avec leur culture originelle. De même, on peut observer
une faible mobilité des ménages : une majeure partie des familles a be-
soin de deux apporteurs de revenus. L'encouragement à l'accession à la
propriété au détriment d'un important parc locatif ainsi que le désir lé-
gitime de préserver la communauté sociale et scolaire pour les enfants
nuisent à la mobilité. Au final, nous obtenons un résultat inverse aux
besoins déclarés de mobilité dans le plan "Prospective 2005".
L'Europe n'est pas l'Amérique. Au demeurant les migrations profes-
sionnelles ne peuvent être envisagées qu'au bénéfice de régions ayant
atteint une attractivité suffisante pour influencer de manière détermi-
nante un chef de famille. Ce qui paraît bien aléatoire en période de
faible taux de croissance. Aussi les études de l'OCDE sur l'emploi
communautaire aboutissent à un constat qui serait inquiétant : mobili-
té du capital d'une part et immobilité du travail d'autre part si les NTIC
ne compensaient en partie ces limites à la mobilité du travail.
Présentéisme ou téléprésence ?
Sur le terrain, des accords le plus souvent "non dits", permettent aux
cadres et spécialistes, cols blancs en majorité, une flexibilité de leur
emploi du temps qui leur offre la possibilité d'entrecouper une journée,
une semaine ou un mois de "pauses" pour réfléchir et travailler en
dehors de l'ambiance parfois stressante et inefficace du bureau. Cette
formule explique sans doute le constat selon lequel le taux d'absen-
téisme officiel des cadres est le plus faible (3,5 j/an, contre 16 jours et
12,6 jours pour les ouvriers et les employés respectivement). Avec, se-
lon les experts du ministère du Travail, une durée du travail en aug-
mentation : de 51,8 heures en 1982 à 53,1 en 1989 pour les chefs et res-
ponsables d'entreprises ; de 44,5 heures en 1982 à 45 heures en 1989
pour les cadres ; de 43,5 en 1982 à 44,4 heures en 1989 pour les ingé-
nieurs. Et encore ne s'agit-il que de moyennes qui n'incluent pas les
partisans du boulot non-stop. Ceux-la amèneront du travail à la maison
pour le soir et le week-end ; ce sont les "workacoholics", les intoxiqués
LES FACTEURS FAVORISANT LE TRAVAIL A DISTANCE