Sommaire - Informations sur le télétravail - Réseau de télétravailleurs




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convaincu que l'Entreprise Virtuelle post-taylorienne sera organisée
en réseaux où le signe aura définitivement assuré son emprise sur
l'économie et la matière.
Pour mener à bien cette exploration j'ai tenté d'éviter le discours
d'expert qui réduit sa réflexion à l'univers qui est le sien. J'ai émis des
"projections", des hypothèses, fait des suggestions en m'entourant
d'avis autorisés chaque fois que possible. C'est un risque. Je n'ai pas
voulu non plus un livre de recettes gadget du style "Yaka-Faukon".
L'expérience m'a enseigné que la curiosité pour ce genre d'ouvrage
s'arrêtait à la lecture des problèmes exemplaires qu'il soumettait. Le
lecteur qui a du bon sens faisant généralement son affaire du reste.
C'est un choix. Au demeurant les nombreux exemples cités permet-
tront sans doute d'alimenter des projets d'actions pour le lecteur.
Mais ce livre a aussi un objectif immodeste. Celui de susciter une gran-
de curiosité pour cette Entreprise Virtuelle. Le processus d'apprentis-
sage commence après que se soit enclenché celui de la curiosité. Ce
qui, à mon sens, est le premier service que peut rendre cet ouvrage.
Il est décomposé en cinq parties. La première, Histoire d'un quipro-
quo
, montre comment en phase de croissance extensive les organisa-
tions tayloristes et bureaucratiques de cette fin de siècle ont perçu la
gestion du temps et de l'espace lors des premières tentatives pour utili-
ser les NTIC dans le travail à distance, ou télétravail. Ce qui a donné
lieu à un intéressant quiproquo entre les tenants du néo-taylorisme et
ceux du post-taylorisme. Quiproquo qu'on pourrait résumer ainsi : le
Télétravail, solution du XXIe siècle, cherchait un "marché" au
XXe siècle.
La seconde, L'Homme Terminal, raconte les premiers effets de l'irrup-
tion des NTIC sur la distribution du travail. Les NTIC font de la société
post-industrielle une société hypertechnologique mais aussi hyper-
communicante : le travail va quitter ses lieux de productions tradition-
nels, il sera dans les réseaux ; et nous observerons l'emprise croissante
du signe sur la matière. L'avènement de la virtualité va donner aux
hommes une puissance de travail inimaginable.
La troisième partie de ce voyage, L'Entreprise Virtuelle illustre
concrètement les différents aspects de la nouvelle relation mutualiste
entre les organisations et les NTIC. En annulant le temps et l'espace,
celle-ci donne à l'Entreprise, progressivement, les dons de l'ubiquité,
de l'omniprésence, de l'omniscience. Mais entrer dans la couche
virtuelle de la "sono mondiale" implique un statut d'initié. Alors que
les réseaux gagnent en pouvoir et en capacité à structurer les flux
économiques au gré des stratégies des opérateurs et des nations.