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Castleisland en Irlande. Le gouvernement irlandais envisage une extension de ce secteur avec la création de 37 000 emplois. Tirant un parti maximum des incitations fiscales qui peuvent atteindre 120% des investissements, bon nombre des sociétés étrangères transforment sans plus value locale. Elles importent et réexportent en payant la seule facture salariale. La fragilité d'un tel système - le coût du capital est devenu négatif et la valeur ajoutée nulle car l'investissement en matière grise est inexistant - tient à l'extrême volatilité de ces activités au moindre problème de conjoncture un peu sérieux. Si l'Irlande est en train de revoir complètement son approche, les PVD restent et seront de ce point de vue de redoutables compétiteurs. En modifiant les rela- tions espace/temps, les NTIC leur ouvrent l'accès au travail dans le secteur "tertiel". L'analyse de la totalité des facteurs composant un coût de revient dans ces pays donne l'avantage au prix du travail bon marché. Les "pays avancés" perdent ainsi certaines activités sensibles aux coûts du travail de leurs employés. Et ces derniers verront alors s'étendre le champ de la concurrence qui les opposera aux télétravailleurs des PVD. Il nous faut bien admettre, par exemple, qu'avec une armée d'ingénieurs informatiques qui est la troisième du monde, et des coûts salariaux sept fois moins élevés qu'en Occident. L'Inde devient un compétiteur valable en matière de sous-traitance informatique. cative du coût du travail, c'est dans d'autres domaines que les sociétés dites avancées vont constituer leurs lignes de résistance. La majorité des entreprises a compris le rôle des télécommunications dans la compétitivité mondiale : 60 % d'entre elles les prennent en compte dans leur stratégie globale selon une étude du cabinet Ernst and Young réalisée en 1989. Les batailles commerciales - on n'ose pas dire de demain, tellement ceci est actuel - se situent sur des nouvelles frontières, celles du savoir, et ceci sur trois plans simultanés. renciation stratégique. Par exemple, avec la télémaintenance, le coût du service après vente des grands systèmes informatiques est passé de 12 % à 4 % de la valeur d'achat durant la décennie 1980-1990. Cette surveillance à distance des sites informatiques a permis de réduire les coûts de logistique de techniciens sans cesse en dépla- cement. Le taux de disponibilité a cru grâce à la surveillance |