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sa flexibilité "achète" du travail à moindre coût économique et social chaque fois que cela lui est possible. Aussi s'intéresse-t-elle à ces nou- veaux compétiteurs sur le marché du travail dont les coûts d'entrée sur le marché seront d'autant plus bas qu'ils n'auront qu'à se raccorder aux réseaux de Télécommunications. encore de gros producteurs de services. Mais dans certains de ces pays des sociétés ont d'ores et déjà atteint des capacités d'exportation, comme au Brésil, la société Brésilienne CMA Engenharia. Dès 1987, la société Samsung de la république de Corée, obtenait la soixante huitième position sur les 100 premières sociétés mondiales de traite- ment de données. Ces PVD* qui fondent une partie de leur développe- ment sur ce type d'activité ressentent très mal tout obstacle à l'échan- geabilité internationale des services. Selon une étude en 1989 sur l"Internationalisation du logiciel et des services informatiques", les échanges sont (pour l'instant) principalement concentrés à l'intérieur de la zone OCDE. Il convient de noter néanmoins que certains pays sont très volontaristes sur ces créneaux nouveaux en phase de dévelop- pement. Ainsi entre 1984 et 1987 le Brésil avec plus de 501% de crois- sance passe du dixième au quatrième rang mondial grâce au boom des services informatiques, l'Inde suit avec + 203 % (21ème rang mondial) des entreprises dans ces pays. Ainsi American Airlines a "externalisé" ses activités de services informatiques avec la création d'une filiale dans l'île de la Barbade. Filiale qui commercialise des services de trai- tement de données coût du travail avantageux. Par ailleurs, les initiés savent jouer sur les importations/exportations invisibles passant par les réseaux et qui ne sont pas encore maîtrisés par les douanes ; c'est pourquoi nous utili- sions ce terme provocant "d'immigration masquée" à propos de "l'off shore work". Ce phénomène de "contournement" grâce aux Télécom- munications risque de déstabiliser les marchés traditionnels. |