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même controversée, avec la nature. De l'autre celle immatérielle, cybernétique, gourmande en information mais économe en énergie, agissant sur des représentations virtuelles de la réalité, sur l'informa- tion symbolisant la vraie vie. Un monde qui permet d'envisager de faire revivre Marylin Monroe et qui sort de l'immatériel des écrans des objets réels, immédiatement utilisables. Qui réduit l'espace internatio- nal à la liste d'un annuaire téléphonique. Et rend chacun de nous de plus en plus dépendant d'un nouveau réseau nerveux que sont les télécom- munications. gérer ses ressources, son savoir-faire, ses produits et ses clients. Elle doit apprendre à gouverner à distance. Le travail, devenu immatériel, est lui aussi virtuellement partout et fait de nous les "hommes termi- naux" d'une société branchée, connectée, dans laquelle s'émiette notre temps entre nos vies privées et professionnelles, qu'aucune frontière ne sépare plus. Nous voici aussi "nomades électroniques", zappeurs fous d'un travail qui se parcellise en de multiples lieux, en de multiples tâches. Les cols blancs en particulier pratiquent la "discordance des temps", car ils ne peuvent plus travailler selon les rythmes qui syn- chronisaient le monde ouvrier. Dans un secteur tertiaire qui représente désormais 70 % des actifs dont 45 % travaillent sur des ordinateurs, les cols blancs coûtent de plus en plus cher, trop cher. Avec nos bureaux, nos ordinateurs dernier cri, nous n'arrivons toujours pas à développer une productivité satisfaisante. Les managers qui cherchent, avec des bonheurs divers, des solutions de productivité et d'efficacité pour leur tertiaire, inspirées des principes d'organisation de l'industrie, vont trouver des hommes terminaux qui créent des objets, des outils, des machines et même des représentations virtuelles d'eux-mêmes pour multiplier leur efficacité et leur productivité. ques, ce livre n'est ni un ouvrage de science-fiction ni de futurologie : les thèses qu'il défend s'appuient sur de nombreux exemples concrets, actuels, reproductibles mais aussi sur de nombreuses observations. A anticiper et éclairer, pour la décennie à venir, des questions qui n'ont pas toujours reçu de réponses. Et si par hasard quelque espérance de vie meilleure était évoquée, l'optimisme de l'auteur en serait entière- ment responsable. Car cet ouvrage ne se veut pas une utopie, ni la clé d'un changement capable de réduire les incertitudes du futur. Il est tout au plus une exploration d'un "passeur" entre deux mondes, celui de l'ère industrielle et celui de l'information. Un passeur, aujourd'hui |