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sonnes. Les services études, réalisation des logiciels, suivi des réseaux télécoms et des produits, ont été délocalisés. La puissance informati- que, du moins une partie - car des moyens informatiques locaux furent installés à Bordeaux - est restée dans la région parisienne. Les enjeux étaient les mêmes que pour la DGI. L'opération de délocalisation a concerné essentiellement les ressources humaines qui travaillent au- jourd'hui sur des terminaux délocalisés du site informatique initial à Paris. grands centres urbains est d'autant plus plausible que les NTIC desserrent certains freins ; aussi la concurrence va s'exacerber entre les collectivités locales pour attirer ces emplois. En effet, la délocalisation d'emplois, quand il s'agit de la fonction publique, des administrations ou de certaines grandes entreprises, est possible en s'affranchissant des contraintes d'un marché local. D'où une concurrence qui va se caracté- riser par le soin pris par les collectivités locales à fournir aux cadres et employés des firmes sollicitées, un environnement de services de for- mation et de qualité de vie améliorés. Et ces services, bien sûr, com- prennent des voies de communications et de télécommunications per- formantes pour les entreprises. D'où la mise en place, dans les années 1990, de centres de ressources techniques partagées, qui sont pro- posées aux entreprises. France Télécom qui aurait pu occuper ce cré- neau dans les années 1970-1980 en mettant à la disposition du marché des locaux de télé-services a abandonné cette approche. Aujourd'hui, c'est la société française Télésystèmes qui a pris le relais et monte un réseau de "SITCOM" pour l'instant spécialisé dans la formation à dis- tance. Aberdeen connaît un grand succès. Il propose des installations de télé- marketing, de vidéo conférence et de courrier électronique. Un centre d'affaires comparable s'ouvre à Glasgow. A Nottingham (GB), l'Ad- vanced Business Centre est une initiative conjointe des secteurs privés et publics qui donnent aux entreprises locales accès à des installations bureautiques avancées. Le projet destiné à renforcer la compétitivité des PME locales était parrainé par Plessey, fabricant britannique d'équipements de télécoms qui s'est retiré en 1989, et par le City Coun- cil avec l'appui du gouvernement britannique à travers l'Urban Pro- gramme. Les locaux sont loués selon des vacations négociées. Plus d'une quarantaine d'entreprises employant environ 120 personnes sont basées au Centre. Le développement de réseaux de partenariats est envisagé en créant des centres satellites associés |