|
|
Du moins au début du phénomène bureautique. L'arrivée de la micro informatique, et notamment des progiciels d'application dès 1983, va modifier progressivement l'attitude de ces derniers qui n'en consti- tuent pas moins, eux-aussi, un des corps d'armée du front du refus. Moderniser une organisation c'est de la peine et des ennuis ; et aussi beaucoup de désillusions serait-on tenté d'ajouter : "La réussite écono- mique de la restructuration de la section - selon les conclusions d'un rapport d'étude teurs traditionnels. Aussi 60 % des personnes mutées dans cette nou- velle section souhaitent leur transfert ailleurs car le travail demande un investissement personnel jugé comme trop important." d'autres causes : la crise technologique impose une remise en cause de la façon de travailler. Elle touche au statut ; les cadres n'y sont pas in- différents. Outre "l'intermédiation hiérarchique", déjà évoquée, qu'ils tentent de préserver, ils associent volontiers certains outils, l'accès à certaines pratiques professionnelles comme un indicateur de leur statut professionnel et donc social. Le portable en est un exemple. Les difficultés du développement des liaisons audio et visio-conférence en est un autre. Elles découlent en partie de la crainte de voir disparaître une "coutume tribale" et statutaire : le droit au voyage. Ce qui au de- meurant n'est pas le problème puisqu'il s'agit d'un élargissement des usages des télécommunications notamment pour ceux - justement - qui ne voyagent pas . contexte si réfractaire sont plus que mitigés. La plupart des expé- riences de télétravail de l'ère taylorienne vont être interrompues, les projets abandonnés. Le bilan économique n'est pas à la hauteur des es- pérances. Les problèmes techniques sont encore nombreux : retard de la diffusion des réseaux cablés réservés aux usages ludiques, problèmes de compatibilité, difficultés légales et syndicales et surtout crainte de la marginalisation de personnels qui, comme tout un chacun, cherchent les signes de leur reconnaissance sociale. Le télétravail "surmédiatisé" ne répondra pas aux espérances qu'il a levées. Il est trop tôt. Papert Seymour écrivait à l'époque lécommunications, la visibilité insuffisante sur les enjeux et les coûts réels pour les entreprises font que ces dernières ne s'intéresseront guère, en dehors de quelques exceptions, à ce concept d'organisation |